bassin seine-normandie : le constat

L’échelle des bassins hydrographiques est celle choisie pour répondre aux objectifs fixés par la DCE de bon état des masses d’eau. Concrètement, il est demandé d’ici 2027, que 100% des masses d’eau du bassin Seine-Normandie soient au moins en bon état.

En 2013, 31% des rivières du bassin Seine-Normandie sont en bon état chimique et 38% en bon état écologique, 23% des masses d’eau sont en bon état. Tous les acteurs de l’eau travaillent à l’amélioration de la qualité des masses d’eau, ce qui explique le passage d’une classe à l’autre. Seulement, tout état n’est pas définitif et si les mesures prises ne sont pas pérennes ou réfléchies, la qualité des masses d’eau peut à contrario se dégrader.

Les principales pressions sur le bassin Seine-Normandie

Dans le but d’atteindre les objectifs, il faut dans un premier temps identifier les pressions exercées sur les rivières, pour, dans un second temps, proposer des solutions impactant positivement le bon état des rivières.

Les composés azotés, phosphorés, les Matières En Suspension, les micropolluants, les HAP, les produits phytosanitaires les prélèvements en eau ainsi que les perturbations morphologiques des cours d’eau sont autant de paramètres à prendre en compte pour atteindre le bon état des cours d’eau. Les collectivités, les industriels, l’agriculture et tous citoyens sont responsables de ce qui est rejeté dans le milieu naturel.

Quelques chiffres sur le bassin Seine-Normandie :

Les rejets azotés issus des stations d’épuration ont diminué de 2/3 en 10 ans, ceci étant en partie dû à la nitrification des eaux usées (méthode d’assainissement faisant appel à des bactéries).

10 000 ouvrages susceptibles d’altérer la continuité écologique, c’est un ouvrage tous les 5 km en moyenne.

25% des prélèvements d’eau au sein de la rivière sont destinés à la consommation d’eau potable.

La betterave et le maïs sont les cultures où la plus forte dose de Phosphore est apportée sur le bassin.

Les cultures au sein du bassin Seine-Normandie sont davantage traitées que celles à l’échelle nationale!

Indicateur de Fréquence du Traitement phytosanitaire

L’hydromorphologie, les pesticides et les nitrates sont pressions empêchant l’atteinte des objectifs fixés par la DCE. Ce sont les pressions les plus importantes sur le bassin, celles avec les plus gros impacts sur les milieux aquatiques.