comprendre les poissons

 

LES POISSONS D’eau douce en france

15 espèces de poisson d’eau douce sont menacées de disparition en France. Ceci étant majoritairement dû à la destruction des habitats, à la pollution des eaux ainsi qu’au manque d’accessibilité des différentes zones permettant d’établir l’intégralité des cycles biologiques propres à chaque espèce. Le développement de la connaissance, d’outils de réglementation ainsi que de protection est donc indispensable pour pouvoir inverser la tendance. La mobilisation des différents acteurs, qu’il s’agisse des institutions ou des associations devient de ce fait une priorité.

Les outils réglementaires : la loi au service de la protection des poissons

Des plans de gestion sont en place pour allier aménagement du territoire, activité économique et préservation des milieux aquatiques. Le code de l’environnement prévoit également au travers de la loi L214-17, un classement des cours d’eau « prioritaires ». Deux classements sont alors possibles. Sur les cours d’eau classés en liste 1, la construction de tout ouvrage est interdite à partir du moment où elle causerait un obstacle à la continuité écologique. Les ouvrages présents sur les cours d’eau classés en liste 2 doivent être aménagés dans le but de limiter l’impact de ce dernier sur la continuité écologique. La mise en place de mesures de protection propres à des espèces identifiées ainsi qu’à leurs habitats permettent également de prioriser les actions au regard des objectifs fixés par les Institutions.

 

les poissons du bassin seine-normandie

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La Seine et ses affluents accueillent 59 espèces de poissons.

58% d’entre elles sont originaires du bassin, les autres ont été introduites.

19% des espèces de poissons présentes sont menacées de disparaître sous l’impact de l’Homme.

Mobilisons nous tant qu’il est encore temps !

C’est à la fin du XX° siècle que nous avons constaté et pris conscience de l’état des cours d’eau suite notamment à la disparition d’une grande partie des poissons : les espèces les plus sensibles. Barrages, canalisation, modification des débits et de la hauteur de la ligne d’eau, l’accès aux différents habitats devient compliqué pour la plupart des espèces piscicoles. En fonction des espèces et des stades de développement, les poissons changent d’habitats et la plupart effectuent des migrations : migration d’amont en aval ou d’une rive à l’autre, migration de plusieurs centaines de kilomètres ou juste de quelques mètres, les obstacles à ces besoins vitaux entraînent indéniablement une chute des populations présentes. Ressort alors la notion de connectivité ; la connectivité des habitats permet aux poissons d’accéder, en fonction de leur stades de développement, de leur besoins, aux habitats essentiels à l’accomplissement de leur cycle de développement.

En plus des pressions physiques, les poissons doivent également affronter les pressions chimiques. C’est à dire la pollution chimique des eaux. En milieu naturel, un gradient croissant du nombre d’espèces piscicoles est observé d’amont en aval. Autrement dit, plus on redescend le long d’un cours d’eau et plus les espèces se succèdent mais surtout augmentent en nombre. A contrario, en amont de Paris on observe davantage d’espèces, soit de diversité spécifique, qu’en aval. Les espèces attendues ne sont pas présentes et ce à cause des aménagement excessifs et de la forte pollution des eaux.

Depuis la fin de la révolution industrielle, chercheurs, associations tirent la sonnette d’alarme, il y a urgence. Les efforts des différents acteurs de l’eau ont permis de constater le retour des poissons en Seine et notamment à Paris. Cet exploit, de tout instant est en partie dû à la mobilisation de tous, aux changements de pratiques ainsi qu’à l’efficacité croissante des nouvelles stations d’épuration. Les petits ruisseaux font les grandes rivières.

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