Nom commun : Vandoise rostrée

Nom scientifique : Leuciscus burdigalensis (Valenciennes, 1844)

Autres noms : vandoise du Sud-Ouest

Famille : Leuciscidés

Description

La Vandoise rostrée ressemble beaucoup à la Vandoise commune (Leuciscus leuciscus burdigalensis), d’où la confusion souvent faite lors de sa découverte par les pêcheurs et les scientifiques. Elle se distingue cependant par des lèvres plus grosses et un gabarit plus important que sa cousine. Elle mesure généralement une trentaine de centimètres de long pour un poids oscillant entre 200 g et 500 g.

© FDAAPPMA 33

© D. Poracchia

Habitat et répartition

Une espèce strictement d’eau douce

Espèce strictement dulçaquicole (qui ne vit qu’en eau douce), la Vandoise rostrée passe l’intégralité de son cycle de vie en rivière. Même s’il n’est pas rare de la rencontrer en eaux calmes, elle affectionne les eaux courantes, claires, fraîches et bien oxygénées, et fréquente principalement les zones à ombres et à barbeaux (voir classification longitudinale des cours d’eau). Les fonds de graviers et de galets, en aval des radiers et le long des rives boisées, constituent ses habitats de prédilection.

Où la rencontrer ?

📍 Europe occidentale (espèce autochtone)

En France, la Vandoise rostrée occupe principalement la moitié ouest du pays. Sur le versant atlantique, on la retrouve dans les bassins de l’Adour, de la Charente, de la Garonne, de la Loire ainsi qu’en Bretagne. Sur le versant méditerranéen, elle est présente dans les bassins de l’Agly, de l’Aude, de l’Hérault et du Tech.

Restant avant tout une espèce méridionale, une rencontre avec cette espèce dans le bassin Seine-Normandie reste anecdotique.

Reproduction

La reproduction de la Vandoise rostrée a lieu précocement dans l’année, de mi-mars à mi-avril, sur des sites à courant soutenu. Une fois la maturité sexuelle atteinte (vers 3 ans), les adultes recherchent des substrats de graviers et de galets, sur des hauteurs d’eau modérées.

La fécondité varie selon les géniteurs, mais on peut dénombrer entre 4 000 et 10 000 ovules/kg pour chaque femelle.

Fortement adhésifs, les ovules se collent aux galets et aux pierres. Les œufs incubent quelques semaines avant l’éclosion des alevins. À la fin de leur premier été, les jeunes vandoises mesurent environ 5 cm, puis atteignent une dizaine de centimètres à la fin du deuxième été. Ils colonisent progressivement des milieux plus profonds et plus courants à mesure qu’ils grandissent.

Alimentation

Le régime alimentaire de la vandoise rostrée est à forte dominante carnivore (larves d’insectes, vers, petits crustacés et mollusques), même si elle le complète par le broutage d’algues filamenteuses et de débris végétaux.

Comme la plupart des cyprinidés rhéophiles, elle s’alimente activement entre deux eaux ou près de la surface, principalement à l’aube et au crépuscule.

Statut de conservation

La Vandoise rostrée figure dans la catégorie « quasi menacée » (NT) de la Liste rouge des poissons d’eau douce de France métropolitaine (UICN, juillet 2019).

Le saviez-vous ?

💡 La Vandoise rostrée fait partie de ces poissons d’eau douce dont la répartition mondiale se limite quasiment à la France métropolitaine.

💡 Elle a longtemps été considérée comme une simple sous-espèce de la Vandoise commune, avant d’être reconnue comme espèce à part entière. Cette confusion fréquente sur le terrain explique en grande partie le manque de connaissances qui subsiste à son sujet.

💡 Elle est fréquemment porteuse d’un petit crustacé parasite, Tracheliastes polycolpus, qui s’accroche à ses nageoires. Sa prévalence (fréquence dans la population) fait l’objet de recherches, car elle pourrait constituer un indicateur intéressant de la dynamique des populations.

Illustration © domaine public

 

Quasi menacé
(UICN, juillet 2019)


Voir sa répartition sur le bassin Seine Normandie !

Carte


 

Vandoise

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