Nom commun : gobie demi-lune

Nom scientifique : Proterorhinus semilunaris (Heckel, 1837)

Autres noms : gobie à nez tubulaire

Famille : Gobiidés

Description

Le gobie demi-lune présente un corps subcylindrique effilé à l’arrière, une tête large et des nageoires pectorales bien développées. Typique de la famille des Gobiidés, il est notamment doté d’un disque pelvien formant une « ventouse », issu de la soudure des deux nageoires pelviennes.

Il dispose de deux protubérances tubulaires nasales dépassant la lèvre supérieure. À la différence de ses cousins, il possède généralement une tête plus grande par rapport au reste du corps (27 à 32 % de la longueur standard).

Le gobie demi-lune mesure en moyenne 4 à 5 cm (max > 9 cm).

© Yannick Ledoré – FFAL

© Yannick Ledoré – FFAL

Habitat et répartition

Un poisson de fond des eaux lentes

Le gobie demi-lune fréquente un grand nombre de milieux d’eau douce ou saumâtre, sous conditions que ceux-ci soient stagnants ou à courant lent (rivières, canaux, lacs, étangs, etc.). Il apprécie les fonds sablo-graveleux et les enrochements qui lui offrent des caches naturelles.

Poisson benthique, il se dissimule dans les interstices du substrat, où il chasse à l’affût. Les juvéniles se cachent quant à eux dans la végétation aquatique dense.

Où le rencontrer ?

📍 Bassin ponto-caspien (mer Noire, mer d’Azov) (espèce introduite en France)

Découvert dans le Rhin dans les années 2000, le gobie demi-lune s’est depuis répandu dans plusieurs cours d’eau du nord-est de la France, profitant des voies de navigation reliées au Danube.

Sur le bassin Seine-Normandie, l’espèce a été détectée pour la première fois en 2025 dans l’Yonne (à Villeperrot), lors d’une pêche électrique de sauvetage.

Reproduction

Le gobie demi-lune atteint sa maturité sexuelle au bout d’un ou deux ans. Il s’agit d’une espèce itéropare annuelle : la femelle pond plusieurs fois entre avril et août. Les œufs sont déposés dans une cavité et sont gardés par le mâle

Comme chez des nombreuses espèces de gobie, le mâle adopte un comportement parental marqué : il garde et ventile les œufs jusqu’à l’éclosion. Ce comportement est notamment partagé avec le gobie à tache noire.

Alimentation

Le gobie demi-lune est un carnivore benthique : il se nourrit principalement d’invertébrés (larves d’insectes, petits crustacés et mollusques) qu’il capture sur le fond.

Statut de conservation

En tant qu’espèce introduite, le gobie demi-lune figure dans la catégorie « non applicable » (NA) de la Liste rouge des poissons d’eau douce de France métropolitaine (UICN, juillet 2019).

Le saviez-vous ?

💡 Le gobie demi-lune doit son autre nom de « gobie à nez tubulaire » à ses narines allongées en petits tubes.

💡 Le gobie demi-lune a été le premier gobie ponto-caspien détecté en France (Rhin, 2007), suivi du gobie de Kessler (2010), du gobie à tache noire (2011) et du gobie fluviatile (2014)

Illustration © Filip Tomíček

 

Non applicable
(UICN, juillet 2019)

Gobie à tache noire

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Gobie des sables