Nom commun : truite arc-en-ciel

Nom scientifique : Oncorhynchus mykiss (Richardson, 1836)

Autres noms : truite saumonée

Famille : Salmonidés

Description

La truite arc-en-ciel présente un corps allongé et peu compressé. Elle possède une tête courte avec une large bouche fendue, de type supère : la mâchoire supérieure dépasse l’aplomb de l’œil. Cette bouche est garnie de dents biens développées sur les mâchoires, le vomer et la langue. Comme à tous les Salmonidés, la truite arc-en-ciel possède une nageoire adipeuse. Son corps est recouvert de petites écailles fines et cycloïdes.

La couleur du corps varie selon les conditions du milieu et l’état physiologique des individus. Le dos est en général vert olive et ses flancs sont blanc argentés, avec une large bande rose longitudinale présente tout le long du corps. La couleur du ventre varie du blanc au jaunâtre. Sur la totalité du corps, ainsi que ses nageoires adipeuse et caudale, sont ponctuées de nombreux points noirs. Ces critères s’estompent chez les truites séjournant en milieux lacustres ou marins, qui deviennent alors totalement argentées.

En période reproduction, la robe de la truite arc-en-ciel s’intensifie. Les mâles adoptent un bec à la mâchoire inférieure (« bourgeon ») tandis que les femelles deviennent plus rondes, en raison du volume ovarien.

La truite arc-en-ciel mesure entre 20 et 50 cm chez les truites de rivières et peut atteindre 122 cm (19 kg) en milieu marin.

© Laurent Madelon

Habitat et répartition

Un salmonidé robuste et adaptable

La truite arc-en-ciel est une espèce anadrome qui fréquente principalement les eaux fraîches et bien oxygénées des rivières, des lacs de montagne et de la mer.

Bien qu’elle se montre moins exigeante que la truite fario, tolérant des eaux un peu plus chaudes et de moindre qualité, sa répartition dans le milieu reste suspendue aux variations de température et de taux d’oxygène dissous. La température tolérée est comprise entre 0 et 26 °C (optimum thermique entre 10 et 16 °C) et le taux d’oxygène dissous doit être compris entre 4 et 8 mg/l.

Elle fréquente des zones à l’abri des courants trop forts, derrière des roches, de la végétation et des souches d’arbre.

Il s’agit d’une espèce capable de s’adapter au milieu marin grâce à des mécanismes d’osmorégulation présents au niveau des branchies.

Où la rencontrer ?

📍 Nord-Ouest de l’Amérique (espèce introduite en France)

Originaire de la côte pacifique des États-Unis, la truite arc-en-ciel a été introduite en France à partir de 1881 et se limite à quelques cours d’eau et plans d’eau sur le territoire.

Elle ne se reproduit qu’exceptionnellement sur le territoire hexagonal, sa présence dans le milieu étant le plus souvent due à un élevage intensif à des fins halieutiques et commerciales (actions de rempoissonnement).

Reproduction

En France, la reproduction de la truite arc-en-ciel est très rare et se déroule plutôt entre octobre et novembre. Durant cette période, l’ensemble de l’énergie accumulée lors de sa phase de croissance (alimentation et réserves) est allouée à la production des gamètes. Les femelles stockent notamment dans les ovocytes une importante réserve de nourriture (vitellus) destinée à l’alimentation des futurs alevins.

Les mâles rejoignent les femelles dans les frayères, généralement localisées près des rives, où le courant fort permettra d’assurer une bonne oxygénation des œufs. Ces sites de ponte sont semblables en tous points à ceux de la truite fario, à savoir des nids creusés dans le substrat graveleux.

L’optimum thermique pour la reproduction est compris entre 10 et 12 °C. Le sex ratio est d’une femelle pour plusieurs mâles, dont un mâle dominant qui supplante des mâles plus petits. La femelle expulse ses ovules (2 000 ovules/kg) et les dépose sur le fond des frayères. Le mâle dispose de moins d’une minute pour les féconder, avant que la femelle ne les recouvre de graviers au moyen de sa queue.

Après un développement larvaire particulièrement long (290 à 340 degrés-jours), les œufs éclosent et les jeunes s’alimentent sur le sac vitellin jusqu’à sa résorption. Après différenciation des branchies et de la bouche, l’alevin se met alors en quête de nourriture, générant notamment une forte compétition observable parmi les juvéniles.

La reproduction de la truite arc-en-ciel se distingue de celle de la truite fario par une colonisation de la zone à ombre, une reproduction printanière, un meilleur taux de croissance et une meilleure tolérance aux variations de température et de la qualité de l’eau.

Alimentation

La truite arc-en-ciel est un poisson carnivore.

Se nourrissant principalement en journée, elle consomme de petits invertébrés (larves et insectes aquatiques, crustacés) et, en grandissant, des petits poissons, des œufs, des mollusques et des amphibiens.

Les juvéniles, au début de leur croissance, consomment le zoobenthos et le zooplancton.

Statut de conservation

En tant qu’espèce introduite, la truite arc-en-ciel figure dans la catégorie « non applicable » (NA) de la Liste rouge des poissons d’eau douce de France métropolitaine (UICN, juillet 2019).

Le saviez-vous ?

💡 Malgré son nom de truite, l’arc-en-ciel appartient au genre Oncorhynchus, celui des saumons du Pacifique.

💡 La plupart des truites vendues pour la consommation humaine sont des truites arc-en-ciel.

💡 La truite arc-en-ciel se reconnaît à sa bande rose, à ses points noirs nombreux et à l’absence des points rouges qui ornent la truite fario.

Illustration © Victor Nowakowski

 

Non applicable
(UICN, juillet 2019)


Voir sa répartition sur le bassin Seine-Normandie !

Carte

Tête de boule

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Truite de mer