Restauration de la frayère de Surgy à Pousseaux (58)

Le brochet, espèce repère des rivières de seconde catégorie piscicole, a besoin de zones humides pour se reproduire. Ces zones sont des annexes aux cours d’eau, composées de végétation herbacée, support de ponte du brochet.

Pour être fonctionnelles, ces annexes doivent être inondées pendant la période de frai, de début février à mi mai environ. Elles doivent ainsi être connectées à la rivière pour permettre la circulation de l’eau, des géniteurs et des brochetons (une fois leur développement terminé).

Le Schéma départemental de vocation piscicole de la Nièvre (SDVP) et le Plan départemental de protection et de gestion des ressources piscicoles de la Nièvre (PDPG) font tous deux le même constat :

Le barrage réservoir de Pannecière, influe sur les débits naturels de l’Yonne, par l’alternance de phases de stockage et de déstockage, pour gérer les crues. Le stockage a pour conséquence de limiter l’intensité et la durée d’ennoiement des annexes hydrauliques. Il a lieu en hiver et au printemps, pendant la période de reproduction du brochet. Pour limiter les effets négatifs du barrage-réservoir sur les zones humides, le PDPG préconise la restauration de 7 annexes hydrauliques.

La frayère de Surgy, ancien bras secondaire de l’Yonne, est une des zones dont la restauration est prioritaire car elle présente un ensemble de conditions favorables à la reproduction du brochet. Cependant, seule la zone centrale de la frayère était fonctionnelle. La Fédération de pêche et de protection des milieux aquatiques de la Nièvre s’est donc portée maître d’ouvrage pour agrandir cette zone et restaurer 9360m² de frayère.

De quels travaux s’AGIT-T-IL ?

Pour permettre un ensoleillement suffisant, il faut une ouverture du milieu. Cette ouverture favorise le développement de la végétation qui accueille la ponte des brochets.

Il y a donc eu des travaux de gestion de la végétation par:

  • L’arrachage d’arbustes.
  • Le traitement sélectif de la végétation pour favoriser la végétation herbacée.

Il y a aussi eu des travaux pour agrandir la partie fonctionnelle de la frayère par :

  • La création d’un berceau central (partie plus profonde) sur l’ensemble du linéaire de la frayère. Cela va permettre d’avoir une partie constamment ennoyée, propice à la reproduction du brochet.

Combien ça coûte ?

Le coût des travaux s’élève à 9 237,90 € TTC. L’Agence de l’eau Seine Normandie, la FNPF, EDF et la FDPPMA 58 les ont financés.

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