Rétablir la continuité écologique
Restauration de la Blaise – Parc des Grévières (51)
Sur la Blaise, à hauteur de l'aire de loisirs des Grévières à Châlons-en-Champagne, un lit sur-élargi et un pont busé sous-dimensionné combinaient leurs effets pour engorger le cours d'eau : envasement, colmatage, débordements en rive droite. Pour y remédier, la Fédération de pêche de la Marne, l'agglomération de Châlons et le S3M ont co-porté un projet de restauration sur 800 mètres, visant à concilier renaturation du milieu et réduction du risque inondation.
Poissons migrateurs : l’Eaulne retrouve sa liberté (76)
Sur l'Eaulne, rivière à saumons et truites de mer du pays de Bray, un seul ouvrage bloquait l'accès à 56 % de la surface de production piscicole du cours d'eau, soit plus de 30 kilomètres de frayères inaccessibles aux migrateurs. En 2015, la Fédération de pêche de la Seine-Maritime et le Syndicat du bassin versant de l'Arques ont lancé un projet de restauration visant à rétablir l'Eaulne dans son lit d'origine.
Restauration écologique du Petit Gland – Saint-Michel (02)
Sur le Petit Gland, cours d'eau de 1ʳᵉ catégorie aux confins de l'Aisne et des Ardennes, un ancien seuil de moulin à l'abandon bloquait la continuité écologique et sédimentaire, au détriment de la truite fario, mais aussi de la Mulette épaisse, moule d'eau douce classée vulnérable par l'UICN. En 2022, la Fédération de pêche de l'Aisne a engagé l'effacement de l'ouvrage et la préservation d'une zone humide attenante.
Restaurer les zones humides
Restauration d’un bras de la Tourbe – Servon-Melzicourt (51)
Entre rectification des années 1940 et ancien canal de moulin, la Tourbe a perdu une grande partie de son tracé naturel avant sa confluence avec l'Aisne. Un tronçon de 380 mètres, court-circuité et à sec une grande partie de l'année, conserve pourtant un fort potentiel pour la reproduction du brochet. La Fédération de pêche de la Marne a lancé en 2024 un projet de restauration pour redonner vie à cette zone humide.
Restauration de l’Ancre et réseau de mares – Angerville (14)
Sur la rivière Ancre, dans le Calvados, ce sont finalement les tempêtes de décembre 2023 qui ont eu le dernier mot : la rupture accidentelle du seuil du moulin de la Porte a amorcé ce que sept années de dialogue et de négociation avaient patiemment préparé. La Fédération de pêche du Calvados a saisi l'occasion pour parachever l'effacement de l'ouvrage et engager une restauration écologique globale du site, incluant la création d'un réseau de mares.
Restauration de l’étang de Mirande – Miquelon-Langlade (975)
Classé parmi les six zones clés pour la biodiversité (KBA) au niveau européen, l'étang de Mirande, sur l'île de Miquelon, a progressivement perdu sa connexion naturelle à l'océan, entre érosion côtière, bancs de galets et route construite dans les années 1950. Résultat : les cycles de vie de l'omble de fontaine et de l'anguille d'Amérique, deux espèces amphihalines emblématiques, ne peuvent plus s'accomplir. La Fédération de pêche de Saint-Pierre-et-Miquelon a lancé en 2022 un projet de reconnexion via la création d'un grau permanent.
Renaturer les cours d’eau
Restauration écologique de la Blaise – Crécy-Couvé (28)
Ouvrages dégradés, transit sédimentaire bloqué, ripisylve envahie par des peupliers vieillissants, ancien miroir du château de Madame de Pompadour déconnecté de la Blaise… le diagnostic du site de Crécy-Couvé dressait un tableau de dysfonctionnements écologiques majeurs. Pour y remédier durablement, la Fédération de pêche d'Eure-et-Loir a fait le choix fort d'acquérir la parcelle riveraine en 2022, avant d'engager une restauration globale du cours d'eau dans le cadre du Contrat territorial Eure et Blaise.
Restauration de la Mève et du ruisseau de la Fontaine Monchy
La Mève, rivière classée en première catégorie piscicole, présentait plusieurs tronçons en mauvais état écologique. La Fédération de pêche de l'Oise est intervenue en 2024 pour restaurer son hydromorphologie et recréer des habitats favorables à la truite fario.
Reconnexion de méandres de la Vie à Val-de-Vie (14)
Sur la Vie, dans le Calvados, deux méandres isolés par des merlons de curage végétaient depuis plus de 20 ans, comblés par endroits d'un mètre de vase. Propriétaire des parcelles depuis 1999, la Fédération de pêche du Calvados avait d'abord envisagé d'y pratiquer le rempoissonnement, avant de choisir en 2017 une ambition plus grande : reconnecter ces bras morts à la Vie et leur redonner leurs fonctionnalités écologiques.




















